Un mois après le début du confinement, professeurs, élèves et parents d’élèves de Sainte-Catherine de Sienne racontent leur quotidien

Le confinement est quelque chose de nouveau pour nous tous. Nous avons voulu savoir comment vous le viviez, vous, la communauté de Sainte Catherine. C’est pourquoi nous avons posé quelques questions à certains d’entre vous… 


En cette période de confinement, est-ce que l’établissement Sainte-Catherine vous manque ? Si oui, pourquoi ?

Oui, bien sûr, l’établissement Sainte Catherine me manque car c’est l’endroit où je passe ma journée habituellement. En fait, cet établissement est le lieu adapté pour travailler tandis que ma maison est synonyme de repos. Néanmoins, c’est majoritairement pour revoir mes camarades de classe que je souhaite y retourner. Marianne Chamiyé (4e Apollinaire) 

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un manque cruel mais plutôt un vide. Bien entendu, me déplacer pour me rendre à l’établissement faisait partie intégrante de mon quotidien. C’est une habitude que nous avons la chance d’avoir, et on se rend compte de l’importance de nos petits gestes seulement lorsqu’on nous les retire. Donc quelque part, je ressens ce vide perturbant.” Maé Roméro (2e Verlaine)

“Ce sont surtout les élèves qui me manquent, les échanges spontanés. Les échanges directs avec les collègues manquent aussi.” Enseignante du primaire

“D’un côté l’école me manque, mes copains, ma maîtresse, jouer dans la cour… Mais d’un autre côté je peux me lever un peu plus tard pendant le confinement et profiter un peu plus de ma famille” Louise (CM1)

“L’établissement de Sainte Catherine nous manque et manque avant tout à nos enfants… l’échange quotidien avec les élèves les parents et les professeurs les maîtresses..et l’enseignement religieux et la préparation pour la communion et le baptême de nos enfants qui peut difficilement se faire à travers d’école direct” Annika Puisais von Drateln (mère d’une enfant de CM1 et d’un enfant moyenne section)

“Les équipes de Sainte Catherine ont toujours été présentes, disponibles, à l’écoute, bienveillantes. Le mail ou le téléphone ont désormais remplacé le contact direct mais le sourire, la chaleur, les réponses et les supports sont toujours au rendez-vous. L’alignement parent-école et le ‘construire ensemble’ est tellement plus important pour nos enfants, en particulier dans l’apprentissage de l’autonomie, étape essentielle vers la vie d’adulte.” Géraldine Schulz (mère d’un enfant de 3ème Rousseau)

Avez-vous eu de bonnes surprises depuis le début du confinement ? Avez-vous le sentiment d’avoir redécouvert des choses pendant cette période?

Depuis le début du confinement, j’ai eu de nombreuses surprises comme la découverte de ma créativité. En temps normal, je n’ai jamais le temps de m’ennuyer, de m’échapper de l’emprise du temps. Désormais, je lis beaucoup, je dessine, je rêve et je me repose (je fais aussi mes devoirs bien sûr). Je ne suis plus stressée et cela m’enchante.” Clémence Chamiyé (3e Rousseau)

Durant cette période, j’ai vraiment pu redécouvrir mon entourage, ma chambre (en la rangeant) et ce qu’impose le fait d’habiter 24H/24 avec ma famille. Je me suis aussi rendu compte que j’étais très gourmande et que j’aimais bien cuisiner.”  Marianne Chamiyé (4e Apollinaire) 

“J’ai eu quelques bonnes surprises depuis le début du confinement. La meilleure surprise : un dimanche soir quand ma fille, passionnée de musique, a décidé de faire un concert de piano pour tous les membres de notre famille via les moyens de Visioconférence. Si cette période est difficile avec son lot de nouvelles inquiétantes pour des enfants, elle est aussi énormément formatrice sur l’importance du travail individuel, de sa propre organisation personnelle et en particulier la gestion efficace de son temps. Il me semble qu’après un moment de gestion immédiate de choses que l’on pensait impossible à notre époque, un réel besoin de se recentrer sur l’essentiel apparaît pour la plupart d’entre nous. Pour nos enfants, le fait que le changement peut apparaître de manière non anticipé et planifié est une excellente leçon de vie.  Plus légèrement, nous avons la chance d’habiter à l’extérieur d’Aix : la rencontre avec deux biches lors de la promenade de notre chien est une redécouverte de notre nature bien présente.” Géraldine Schulz (mère d’un enfant de 3ème Rousseau)

Comment se déroule une journée type d’enseignant confiné ?

Vers 7h30, réveil par les enfants, petit déjeuner et on s’occupe des enfants. A 8h45, je m’isole pour faire visioconférence ou aide avec les élèves. À 10h00 je récupère les enfants, en général madame a une visioconférence ou un rendez vous avec les élèves. A 11h, préparation du repas en s’occupant des enfants. A 13h, sieste des enfants (en théorie). Si cela se passe bien alors préparation de cours/réponse aux messages. Courses quand nécessaire (plutôt compliqué comme pour tous). Visio impossible l’après midi car les enfants se réveillent avec le bruit! A 16h, réveil des enfants… Je sors les enfants dans le jardin. Puis repas douche et coucher des enfants. Après 21h ou le week end, préparation des cours si cela n’a pas été possible en journée.Jean-François Folco, enseignant de sciences physiques au Collège

“La journée type de l’enseignant confiné se caractérise par le manque de temps, tout comme bien d’autres personnes confrontées subitement au télétravail sans préparation. Préparer des cours adaptés, exécuter les différentes tâches informatiques, récupérer et corriger comme on peut des formats divers ! Et les délais s’allongent devant les difficultés techniques renouvelées, soit en raison d’une maîtrise informatique insuffisante et de tâtonnements multiples , soit parce que la connexion s’avère particulièrement capricieuse.” Caroline Murat-Boulay, enseignante de français

Le temps de travail : je respecte les horaires de l’école, mais je suis face à l’ordinateur au lieu de voir les élèves directement. J’ai besoin de respecter cette temporalité pour travailler. Je prends aussi du temps pour préparer ma classe : les enregistrements vocaux, le choix des exercices, les conseils et explications. Il faut expliquer en peu de mots et avec clarté, imaginer les difficultés qui peuvent faire obstacle. Il y a aussi le travail de « correction «  des travaux envoyés par les élèves qui m’amènent parfois tard dans la soirée. Il faut plus de temps pour ouvrir ou télécharger les devoirs l’un après l’autre, cela est beaucoup moins rapide que de corriger avec son stylo une pile de cahier ou de copies. J’écris un mot à chacun 2 à trois fois par semaine pour corriger mais surtout encourager, féliciter, conseiller…Je téléphone de temps en temps pour garder le contact humain.” Enseignante du primaire

Les journées depuis le confinement sont très chargées. Elles s’articulent autour du travail de mes 2 grands enfants au collège qu’il faut aider dans leur apprentissage à distance, de ma plus petite qui a, elle aussi, envie de faire les activités de maternelle que sa maîtresse a la gentillesse de nous envoyer et de mes 50 élèves que je cherche à accompagner au mieux dans cette période si particulière… Je dois dire que, comme pour tous, les journées sont denses entre télétravail et logistique familiale.” Elsa Rostaing, enseignante de mathématiques en Seconde

Comment se passe votre journée d’élève à la maison ?

Je dois bien avouer qu’il est difficile pour moi de faire tous mes devoirs et je me sens complètement submergée. Ainsi, je me suis donc organisée. Je me suis rendu compte que j’allais plus vite lorsque j’imprimais tous mes documents la veille pour le lendemain. Je me lève à 7h30 et fais mes devoirs jusqu’à 19h environ. C’est l’heure à laquelle mes parents m’obligent à arrêter de travailler. Néanmoins, il peut m’arriver de rater des visioconférences, de ne pas pouvoir faire tous mes devoirs et d’oublier de scanner des exercices et de les envoyer aux professeurs. Mes parents me demandent de faire attention à mon temps de pause et de décompresser.”  Marianne Chamiyé (4e Apollinaire) 

Chez moi je travaille le matin avec ma soeur, nous n’avons pas de problème avec Ecole Directe. Nous faisons plus de révisions que de nouvelles leçons, donc je n’ai pas vraiment de problèmes avec les devoirs. L’après-midi c’est plutôt temps libre et mes parents contrôlent mes devoirs vers 19H quand ils ont fini de travailler.” Louise (CM1)

“Selon moi, nous, les Secondes, avons de la chance de ne pas avoir la « pression » des examens. J’ai conscience que ce n’est pas facile pour les professeurs qui ont un programme à respecter. Cependant mes journées de travail restent complètes ; le plus dur est de réussir à comprendre en autonomie. Parfois, il m’arrive de visionner des vidéos afin de mieux me renseigner et cela prend du temps. Les horaires sont aussi un avantage : chacun peut avancer à son rythme et se lever plus ou moins tôt. De même, je trouve que les visioconférences sont d’une grande aide même si, parfois, quelques problèmes techniques surviennent.” Maé Roméro (2e Verlaine)

 Les parents, comment gérez-vous l’école à la maison?

“Une seule ado de 16 ans à la maison. Sa sœur aînée de 20 ans est rentrée comme son école est fermée (3e année de bachelor). Chacune travaille en organisant son planning. La confiance a toujours été présente, il n’y a aucune pression. Je suis là pour relire leur travail, échanger des idées, proposer un approfondissement, un texte, un livre, apporter de l’humour et du rire aussi. S’ouvrir à plus de créativité, de sens critique, d’aide mutuelle. Par contre, je ne suis d’aucun soutien pour les maths, j’ai tout oublié… “ Marine Locatelli d’une élève de seconde.

“L’école à la maison se passe très bien. Depuis longtemps notre fille gère ses devoirs toute seule ; bien sûr comme tous, la première semaine il a fallu comprendre et jongler les demandes, les attentes, les différents supports; mais le professeur principal a répondu à toutes nos questions et tout s’est mis en place très rapidement avec une très grande efficacité. L’emploi du temps est clair; le contact avec les professeurs se fait sans problème. Cela ne remplace en rien le contact direct mais cette expérience va aussi obliger les enfants à saisir complètement la phrase “ tu travailles pour toi, ton avenir est entre tes mains”. Une note de remerciement à tout le corps enseignant et encadrant de Sainte Catherine. Chapeaux bas !” Géraldine Schulz  (mère d’un enfant de 3ème Rousseau)

 “Un sujet compliqué car je travaille et mon mari essaye de faire du télétravail… On gère …” Annika Puisais von Drateln (mère d’une enfant de CM1 et d’un enfant moyenne section)

Les professeurs, comment adaptez-vous votre travail à la continuité pédagogique ?

“Je reprend mes plans mais je change les activités, les adapte. Je donne le cours une semaine en avance à travailler puis nous corrigeons en visioconférence.” Jean-François Folco, enseignant de sciences physiques au Collège

J’utilise les manuels  et les fichiers de la classe. Je fais quelques commentaires pour aider à la compréhension de tous. Je transmets des corrigés avec quelques explications supplémentaires sur les points les plus importants.” Enseignante du primaire

Mon principal objectif est de ne « perdre » aucun élève et de continuer « au mieux » le travail de la classe. Un rituel a été instauré : 2 séances de visioconférence par semaine et 2 heures de travail en autonomie. Le rythme est clairement moins soutenu qu’en classe mais il faut prendre en compte le fait que les élèves ont besoin de beaucoup plus de temps pour travailler seuls et que leur journée ne peut pas être aussi dense qu’à la normale car le confinement est difficile à vivre pour tous et d’autant plus à l’adolescence…
En parallèle, je réponds aux questions par mail ou grâce au fil de discussion de l’espace de travail, même si celui ci n’a pas été suffisamment utilisé jusqu’à présent. Après chaque séance, les élèves m’envoient leur travail. Je les consulte et peux prendre ainsi en compte les erreurs et les rectifier, pour tous, lors des séances de visioconférence. Ils reçoivent, in fine, le corrigé de chaque exercice, pour terminer leur autocorrection. Pour que chaque élève puisse se positionner dans son apprentissage, nous avons réalisé un petit test, lors de la deuxième semaine de confinement et une évaluation type DS, lors de la troisième semaine. Les notes obtenues ne rentreront pas en compte dans leur moyenne afin de protéger l’égalité entre tous. Ces devoirs leur permettent de vérifier que leurs connaissances sont maîtrisées ou de les corriger avant que l’on se retrouve tous ensemble en classe pour les dernières évaluations du trimestre. ” Elsa Rostaing, enseignante de mathématiques en Seconde

“L’adaptation du travail à la continuité pédagogique demande la reprise de tous les cours afin que les élèves puissent être autonomes. 
Les leçons sont restructurées pour qu’ils avancent pas à pas et parviennent à comprendre, si possible seuls au fil de la progression. 
De plus, il faut y introduire un aspect actif, vivant, pour compenser l’interaction des cours (documents à compléter, lien vidéo afin que la même notion puisse être envisagée selon différentes approches). “ Caroline Murat-Boulay, enseignante de français

Les professeurs, avez-vous des idées à partager aux parents d’élèves ou aux élèves pour conserver des conditions optimales de travail ?

“En mathématiques, je conseille à chaque élève de réaliser un travail régulier afin de ne pas perdre pied et de garder la main sur sa progression. Chaque séance journalière permettra à chacun de progresser. Il faut qu’ils s’accrochent ! J’insiste fortement sur le fait qu’il ne faut pas hésiter à me poser des questions et profiter encore plus de l’espace de travail pour échanger sur les exercices qui posent des difficultés.” Elsa Rostaing, enseignante de mathématiques en Seconde

“Pas de travail tardif même si les contraintes sont fortes. Mieux vaut faire travailler les enfants à 8h qu’à 21h! Travail au calme (couper la musique, la TV). Travailler sur un bureau rangé ou une table rangée. Si possible permettre aux enfants de s’isoler (pas de petit frère ou sœur qui traîne dans les pieds!) L’idée est de permettre la concentration au calme.”  Jean-François Folco, enseignant de sciences physiques au Collège

“La difficulté pour les élèves étant de devoir maintenir seuls un travail régulier sans s’essouffler, il faut évidemment ménager des pauses et répartir le travail sur la journée. Il est aussi intéressant pour rester efficace de varier les disciplines, de définir un temps de travail sur une matière et d’arrêter même si tout n’est pas achevé. De plus, il me semble que les échanges entre camarades pour s’entraider, peuvent aussi être profitables.” Caroline Murat-Boulay, enseignante de français

Que chacun s’organise en fonction de ses possibilités mais garder un rythme et des repères, travailler aux même heures. Penser à l’activité physique même en appartement ( gym, zumba…).Enseignante en primaire

Est-ce que vous communiquez avec vos camarades de classe? Si oui, comment?

“Il est important pour moi de rester en contact avec mes amis. J’utilise comme moyen de communication Discord, WhatsApp et la messagerie du téléphone.” Marianne Chamiyé (4e Apollinaire) 

“Heureusement que je reste en contact avec certains de mes camarades ; sans eux, je serais certainement perdue dans cette nouvelle organisation ! Actuellement, nous avons besoin de nous entraider et de nous soutenir. Si je peux être utile, c’est avec joie. De plus, cela me permet de garder des liens et faire comme si je les voyais. Souvent j’utilise les réseaux sociaux, les messages et autres, après chacun a ses préférences.” Maé Roméro (2e Verlaine)

“Oui je communique avec mes camarades de classe en les appelant en vidéo et je joue en ligne avec certains d’entre eux un petit peu tous les jours.” Louise  (CM1)

Les parents, avez-vous des contacts avec d’autres parents? Avec les enseignants ? Qu’échangez-vous avec eux?

“Ce qui nous apparaît essentiel dans cette période, même si la plupart d’entre nous continuons à travailler, c’est de pouvoir échanger avec des parents sur leur ressenti, leurs émotions, s’accompagner mutuellement quand se posent des questions, avec douceur et compréhension, échanger des textes (poésie, philo, article de fond) outils pour mieux vivre au quotidien (communication non violente, gestion des émotions et conflits car les frictions dans la fratrie ça fait partie de nos vies), échanger sur nos valeurs, ce qui compte vraiment pour nous et comment nous nous engagerons ensuite dans nos vies lorsque nous pourrons retourner à l’extérieur et retrouver nos familles, nos amis, nos équipes de travail. S’échanger des lectures, des vidéos inspirantes, des podcasts…“ Marine Locatelli d’une élève de seconde.


“En tant que parent correspondant 3e Rousseau, avec Mme Maillard nous avons tout de suite proposé notre aide aux différents parents pour faire le lien avec l’établissement ; nous avons également créé un groupe WhatsApp-parents (qui est une sorte de miroir de ce que nos enfants ont fait de leur côté!) afin de répondre aux éventuelles questions.
En tant que parent, lorsque je me trouve face à une question importante, je me permets de communiquer avec le professeur principal. Par ailleurs, j’échange beaucoup avec des parents de différents établissements localisés dans d’autres régions voire pays. Nous partageons notre quotidien, notre ressenti, nos inquiétudes face notamment au rôle des écrans, nos “ petits trucs” et aussi de bonnes crises de rigolades.”
Géraldine Schulz (mère d’un enfant de 3ème Rousseau)

Les professeurs, avez-vous des idées d’activités ludiques et culturelles en lien avec les programmes à proposer à vos élèves ?

“Nous commençons actuellement le chapitre sur les probabilités, l’art de quantifier nos chances de réussite dans une expérience aléatoire. Nous avons pu constater de manière plus ludique comment anticiper les chances de réussite dans un jeu de hasard en le simulant un grand nombre de fois avec un outil numérique. A réaliser suivant le plaisir de chacun pour anticiper les chances de gagner dans n’importe quel jeu de hasard, et en particulier, de calculer la probabilité que l’on se retrouve tous ensemble le 4 mai ;o))”Elsa Rostaing, enseignante de mathématiques en Seconde

“Profiter du beau temps pour regarder la Lune avec une paire de jumelle si on en a!Jean-François Folco, enseignant de sciences physiques au Collège

“Des activités culturelles exceptionnelles sont, de plus, très aisément accessibles et, si envie il y a, il serait dommage de se priver. Ainsi, La Comédie Française propose une programmation intéressante avec, en principe très bientôt, la diffusion des Fourberies de Scapin. De même tous les grands Opéras du monde offrent des possibilités similaires (“L’opéra à la maison”, me semble-t-il, concerne l’Opéra de Paris).” Caroline Murat-Boulay, enseignante de français

Qu’est ce qui a changé au niveau de vos activités extra-scolaires ? Et comment occupez-vous votre temps libre ?

“Je fais de nombreuses activités extra-scolaires. Confinement oblige, je fais de la danse classique via Skype, j’envoie des vidéos de moi en train de jouer de mon instrument et je fais des exercices de solfège. Je n’ai pas beaucoup de temps libre mais j’aime bien faire de la cuisine et du dessin. J’ai la chance d’avoir un jardin et j’en profite un maximum !” Marianne Chamiyé (4e Apollinaire) 

“J’ai malheureusement dû mettre quelques-unes de mes activités extra-scolaires de côté. Mais j’ai de la chance car certains de mes professeurs organisent des visioconférences qui me permettent de conserver mes habitudes. D’ailleurs je n’imagine pas une seule journée sans sport, il est important de conserver sa forme. Le plus dur est de trouver un bon équilibre entre les devoirs, le repos et les activités car là aussi nous sommes en parfaite autonomie. Durant mon temps libre, je fais des choses qui me font plaisir et qui me permettent de vraiment décompresser : la lecture est un bon moyen de s’évader, regarder un film et jouer à des jeux vidéo ou encore dessiner lorsque l’inspiration vient. Je ne veux surtout pas entrer dans une routine où je risque de me sentir plus enfermée encore. Maé Roméro (2e Verlaine)

“J’occupe mon temps libre en faisant du piano, en jouant avec ma soeur dans l’extérieur de notre résidence chez ma mère ou le jardin chez mon père, regardant la télévision, jouant à des jeux de société, mots mêlés et jeux vidéos.” Louise  (CM1)

Les parents, comment occupez-vous les week-ends ? Avez-vous des idées à partager avec les autres parents d’élèves ?

“Nos week-ends sont assez différents d’une semaine à l’autre ; notre jardin nous occupe beaucoup et nous donne la chance de tous mettre le nez dehors. Nous évitons autant que faire se peut les informations en boucles et leur caractère anxiogène. Grâce à de très bonnes applications, nous sommes toujours enclins à découvrir de nouvelles musiques (classiques, jazz, pop, country…). Nous sommes de bons lecteurs et n’avons désormais aucune excuse quant à la relecture de quelques classiques ! Notre fille est “responsable” du déjeuner dominical et laisse place à toute son imagination pour nous concocter de belles assiettes surprises. Enfin notre incontournable rituel de fin d’après-midi : Qi Gong et tournoi de tennis de table.
Des idées ? Beaucoup trop … Créer ensemble un « carnet de voyages du confinement » où tous les petits moments sont consignés à travers une photo, une phrase, un dessin, une référence d’un film ou d’un jeu partagé … Et profitez-en pour découvrir d’autres univers et partagez -les ensemble. Partir à la découverte d’un nouveau musée,d’un opéra, d’un festival en ligne, d’une nouvelle série d’abdos ou de la dernière recette pour célébrer Pâques. Tellement de possibilités via les applications en accès gratuit.” Géraldine Schulz (mère d’un enfant de 3ème Rousseau)

“Nous cuisinons avec joie des recettes simples, vegan ou végétariennes. La lecture est aussi très présente, la bibliothèque familiale est une ressource formidable. Et des lectures joyeuses sont recommandées ! Nous vivons sans TV depuis longtemps. Nous regardons des films sur nos ordinateurs.  Méditation, yoga, danse sont des moments présents tout au long de la semaine, pas seulement le week-end. Quelques idées pour partager des moments agréables, ressourçants. Je vous invite volontiers à voir ou revoir deux films de Coline Serreau : « La belle verte » en téléchargement gratuit (si drôle, poétique, engagé !) et « Solutions locales pour un désordre global ». Les livres de Marie Aude Murail, sa série « Sauveur et Fils » à L’Ecole des Loisirs. Une vidéo formidable de « Tout le monde s’en fout » sur YouTube au sujet des émotions. Et une autre vidéo à partager si ça chauffe chez vous… reconnaître les forces et valeurs de chacune, chacun : “Vous êtes super !” . Le 17 avril paraît un roman numérique que j’ai écrit pour les 10/14 ans, il est aussi pour les parents afin d’en parler ensemble… Le livre papier paraîtra quand les librairies nous accueilleront portes grandes ouvertes… « D’enfer la voix, un numéro étonnant pour éclairer ta vie ». C’est un roman Feel-Good, vraiment joyeux, ressourçant aussi, avec de jeunes ados qui s’entraident. Je ne vous en dis pas plus… Vous le trouverez facilement en ligne. ” Marine Locatelli d’une élève de seconde

“Nous passons notre temps libre dans notre potager ou dans le jardin… Comme nos enfants… Nos enfants n’utilisent ni l’écran, ni la télévision mais j’imagine qu’il y a plein de choses à découvrir pendant ce temps de confinement et je suis sûre qu’il y a des parents qui habitent en ville dans un appartement et qui trouvent de très bonnes idées sur internet” Annika Puisais von Drateln (mère d’une enfant de CM1 et d’un enfant moyenne section)